Éducation à la citoyenneté

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Commémorations de l'armistice du 11 novembre 1918
Lutte contre les violences et les discriminations  - Mémoire et citoyenneté  - Élèves en situation de handicap  - Éducation à la citoyenneté  - 11/11/2016

Pour le 98ème anniversaire de la signature de l’armistice de la Première Guerre mondiale, de nombreuses cérémonies du souvenir se sont déroulées dans l’ensemble de l’académie.

Jeudi 10 novembre, Françoise Moulin Civil, rectrice de l’académie de Lyon, s’est rendu au lycée Ampère et au lycée du Parc à Lyon pour un dépôt de gerbe devant les plaques commémoratives des lycées.

Le vendredi 11 novembre, la rectrice était également présente pour la cérémonie officielle de commémoration qui s’est déroulée place Bellecour en présence de Michel Delpuech, préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle a écouté avec émotion le texte écrit et lu par 4 élèves du lycée Ampère.

Textes écrits et lus par Camélia Cugno, Anna Harutyunyan, Marie-Goundo Traore et Sheizane Ouazghiri, avec l’accompagnement de leurs professeurs d’histoire-géographie,Véronique Moriset et Valérie Ladigue
 

Nous racontons la guerre par les souffrances qu'elle apporte, le sang qu'elle fait couler, la mort qu'elle répand. Mais la guerre, au-delà du patriotisme et de ses souffrances, ce sont aussi des sentiments, comme l'entraide et la fraternité.



En 1914, ceux qui ne sont pas encore les poilus, partent au combat pour défendre la patrie mais la guerre est longue et s’ils tiennent, c’est surtout pour leur famille et leurs camarades de tranchées. La fraternité des armes, la solidarité avec l’arrière qui transcendent les clivages sociaux et politiques mais aussi les clivages raciaux permettent à « Ceux de 14 » dépeints par Maurice Genevois de tenir et de tenir encore jusqu’à la victoire si chèrement acquise.

Cette victoire c’est aussi celle de la solidarité qui s’exprime à l’arrière. Alors que les femmes sont mobilisées dans l’effort de guerre,  Lyon accueille réfugiés et rapatriés venant de Belgique ou de Laon et de  Saint-Quentin, petites villes détruites par le feu  des combats.

Notre ville, connaît également un formidable élan de progrès, de recherches médicales, au sein des services de santé des armées qui par leur engagement et leur modernisation ont pu redonner leur dignité à des combattants éprouvés dans leur chair et leur esprit.

Ainsi, à Lyon,  les équipes  médicales créent  un véritable service d’urgence des blessés et traumatisés. Edouard Herriot, premier magistrat de la ville,  réquisitionne écoles et lycées pour  accueillir les soldats amputés en convalescence.

Chirurgie, stomatologie, épidémiologie et psychiatrie font de Lyon une ville pionnière dans le soin au combattant et dans l’accompagnement de ses souffrances.

Ainsi  la Grande Guerre témoigne d’une mobilisation de tous.



Le patriotisme, la fraternité et la solidarité des combattants et des civils durant la Grande Guerre traduisaient un attachement profond à la nation ;  quel héritage en avons-nous conservé ?



Noble sentiment pour certains, aberration pour d'autres, le patriotisme est présent en chacun de nous, mais le plus souvent nous n'en avons pas connaissance. Il se révèle quand ce à quoi nous tenons est menacé ; notre famille, nos amis, nos valeurs, notre indépendance. Il nous insuffle la force de continuer à lutter quand l'enfer nous entoure, non plus seulement pour nous, mais aussi pour tous ceux qui nous sont proches, pour le maintien de nos libertés.



Au lendemain des attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan, des jeunes gens et des jeunes filles se sont portés volontaires pour intégrer le corps des réservistes de la garde nationale. Aux yeux de cette génération,  reflet d’une France  plurielle qui n’a connu ni la guerre, ni le service militaire, le temps de la paix semble révolu et l’engagement civique ou militaire une nécessité.

En ce jour de commémoration et de mémoire, nous rendons hommage aujourd’hui à tous ceux qui sont morts pour la France et qui ont lutté, chacun à leur façon pour elle, hier comme aujourd’hui.



Il nous paraît  donc essentiel, à nous, jeune génération, de témoigner de notre attachement aux valeurs de la République, de ne pas oublier que la fraternité est synonyme de solidarité en ces temps troublés et que la liberté si chèrement acquise par ceux qui nous ont précédés, doit être toujours défendue

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Quatre élèves du lycée professionnel du 1er film à Lyon 8ème, accompagnés de deux enseignants de lettres-histoire ont également assisté à cette commémoration officielle place Bellecour.

Ces élèves, issus de 3ème prépa-professionnel et du dispositif ULIS TED, ont réalisé des captations vidéo et sonores pour rendre compte de cette cérémonie à leurs camarades mais aussi pour apporter des éléments à l'exposition qui se tiendra en fin d'année au lycée autour du  projet « Traces : une histoire vécue de le Première Guerre mondiale ».

Les élèves et les enseignants ont été reçus par un haut gradé du service communication qui leur a expliqué les différents corps présents. Après le dépôt des gerbes, des décorations ont été remises à des militaires, gendarmes, pompiers et policiers.  Ils ont ensuite écouté les différents discours sur la Première Guerre mondiale du sénateur-maire de Lyon et du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes et écoutés la lecture de textes des 4 élèves du lycée Ampère de Lyon. Ils ont ensuite assisté au défilé des troupes.

En fin de matinée, une exposition leur a permis de voir des démonstrations de soin sur zone de combat, des engins de la première guerre mondiale (les camions Berliet) et des tenues de poilus portées par des collectionneurs.

Cérémonie officielle place Bellecour, cérémonie au lycée du Parc, Lyon 6ème et au lycée Ampère, Lyon 2ème

Commémorations de l'Armistice du 11 novembre 1918


En savoir plus : mémoire et citoyenneté dans l’académie de Lyon

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