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Premières assises régionales de l'apprentissage (Hôtel de Région)
Région académique  - Formation  - 19/01/2017

La région Auvergne-Rhône-Alpes a organisé les premières assises régionales de l’apprentissage.

Les assises se sont tenues au siège de la région Auvergne-Rhône-Alpes le jeudi 19 janvier 2017 et ont permis de réunir les principaux acteurs d’une filière dont la région Auvergne-Rhône-Alpes a fait une grande priorité : l’apprentissage.

Métiers du bois, du numérique, de la chimie, de l’urbanisme, de l’automobile, de l’industrie, de la coiffure, de la pâtisserie, de l’art floral étaient présentés dans le hall de l’Hôtel de région.

Laurent Wauquiez, président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes a accueilli l’ensemble des visiteurs et des partenaires.
Des tables rondes, des ateliers interactifs et le recueil de témoignages d’apprentis, de recruteurs et de chefs d’entreprises ont permis d’évoquer le travail déjà accompli, les partenariats en oeuvre et les pistes d’amélioration en faveur de l’apprentissage.

Françoise Moulin Civil, rectrice de la région académique Auvergne-Rhône-Alpes a participé à la table ronde « Pour l’apprentissage : on s’engage ! », en présence de Stéphanie Pernod-Beaudon, vice-présidente déléguée à la formation et à l’apprentissage, Jacques Blanchet, conseiller spécial à la région pour l’apprentissage, des représentants de l’État, des chambres consulaires, des organisations professionnelle, de l’Agefiph et d’entreprises partenaires.



 

Discours de Françoise Moulin Civil, rectrice de la région académique Auvergne-Rhône-Alpes, rectrice de l’académie de Lyon, chancelière des Universités

Seul le prononcé fait foi

Je vous remercie, Madame la Vice-Présidente, pour l’organisation de ces assises.

Les administrations étatiques régionales ont fait le choix d’une « déclaration commune ». A cet égard, je représente donc ce jour les trois académies (Clermont-Ferrand, Grenoble et Lyon) en ma qualité de rectrice de région académique, mais également Monsieur le Préfet de région et par là-même, Monsieur le DIRECCTE, Monsieur le DRAAF et Monsieur le directeur régional de Pôle-Emploi.

D’abord dire de façon unanime, pour ce qui concerne l’État, que l’apprentissage est un instrument important, tant au titre des politiques éducatives qu’au titre des politiques de l’emploi.
La formation alternée offre en effet la possibilité de conjuguer l’acquisition de connaissances et leur transformation en compétences, immédiatement mobilisables dans le monde du travail.
Ainsi, aux côtés de l’enseignement en lycée professionnel, l’apprentissage constitue un moyen efficace pour accompagner les plus jeunes de nos concitoyens dans cette transition qui mène de l’école à l’entreprise : l’apprentissage constitue en effet un levier de développement personnel, orienté vers une insertion professionnelle durable.

Accompagner son développement, en lien avec les partenaires régionaux, fait partie de la feuille de route qui m’est donnée, tout autant que celle des autres directeurs régionaux que je représente ce jour.

L’État s’engage à poursuivre ce qui a été déjà engagé. La convention régionale « pour le développement de l’apprentissage », signée en 2015* avec de nombreux partenaires, doit continuer d’être un cadre privilégié de mise en œuvre de cette orientation, en synergie des acteurs. La mise en place d’actions ou d’expérimentations précises et concrètes, à l’échelle des territoires, a déjà démarré : nous formulons le souhait qu’elle puisse encore s’amplifier cette année.
Nous ne pouvons donc que soutenir l’extension de cette convention au territoire auvergnat.

Pour illustrer l’engagement de l’État, je souhaite mettre en avant les actions les plus significatives engagées et à venir, construites ou à construire avec le partenariat régional, au premier rang desquels le conseil régional.

En collaboration avec le conseil régional, l’apprentissage a été introduit dans les lycées professionnels de nos trois académies. Les établissements relevant de l’agriculture intègrent également de l’apprentissage. Cela permet, en complémentarité avec les autres CFA, de viser un bon maillage territorial.
Les apprentis en établissement scolaires représentent désormais 10% des effectifs régionaux, et les indicateurs sont encourageants : bonne réussite aux examens, décrochage maîtrisé (les apprentis en rupture de contrat pouvant reprendre le statut scolaire) et excellentes coopérations avec les professionnels.
L’apprentissage dans les lycées professionnels montre donc de bons résultats qui nous conduisent naturellement à souhaiter travailler à son développement.

L’enseignement supérieur présente lui aussi un potentiel qui n’est plus à démontrer, et qu’il pourrait être utile d’exploiter plus encore dans le futur.
L’apprentissage dans la fonction publique d’État est également un réservoir en matière d’apprentissage, avec plus de 500 contrats signés en 2016 dans notre région, et une continuation de la démarche en 2017. L’État s’engage à développer cette forme d’apprentissage.

De la même façon, l’État s’engage à informer les jeunes et leurs familles sur les parcours en apprentissage.

Dans le cadre d’une initiative du ministère de l’éducation nationale, nous développons des « conventions de jumelage » : déclinées sur un territoire ou sur une filière métier, elles amènent les acteurs des CFA, des lycées professionnels et des collèges à construire une information commune et complète à destination des jeunes et de leurs familles.
Des conventions sont en cours de signature sur les trois académies (par exemple, pour n’en citer que quelques-unes : sur Lyon, dans le BTP, le commerce et d’autres secteurs ; sur Grenoble, à Thonon-les-Bains, dans l’automobile ; sur Clermont-Ferrand à travers les comités locaux école/entreprise, dans le bassin du Puy-en-Velay).
Nous continuerons à proposer le déploiement de ces conventions de jumelage, construites au plus près des acteurs de terrain.

Ceci est conjugué avec le faisceau d’opérations que nous menons pour installer un tissu efficace de relations entre l’école et les entreprises.
Dans ce domaine, de nombreuses actions existent et doivent encore s’amplifier, et en particulier : le développement des stages, les visites d’entreprises et les visites de chefs d’entreprise etc...
Ces actions sont d’ailleurs à relier au « parcours Avenir »**, institué par la récente réforme du collège : il s’agit pour chaque élève, de la 6ème à la terminale, à partir de situations vécues et avec l’accompagnement de ses professeurs, de construire progressivement son orientation et de découvrir le monde économique et professionnel.

Nous nous attacherons donc à développer encore ces actions : conventions de jumelage, développement des relations école/entreprise, mise en place des « parcours Avenir », qui relèvent de la même logique globale : une meilleure connaissance mutuelle des différents acteurs, une information complète et équilibrée en direction des jeunes et des familles.

L’État s’engage à veiller, avec l’ensemble des partenaires régionaux, à accompagner les plus fragiles de nos concitoyens vers l’apprentissage. C’est un défi collectif, qu’il nous faut relever ensemble.

Des actions ont d’ores et déjà été menées dans ce cadre. Par exemple, l’expérimentation « Parcours réussite apprentissage », qui court jusqu’en octobre, offre à des jeunes sans qualification la possibilité d’être accompagnés en amont de l’apprentissage et pendant les premiers mois de leur contrat. Les résultats sont encourageants ; il nous faudra les faire fructifier.  
L’apprentissage au profit de nos concitoyens en situation de handicap constitue également un champ de travail que nous pourrions approfondir cette année, avec l’appui de l’AGEFIPH***.

D’autre part, dans le double objectif de la sécurisation des parcours et du déploiement d’une offre de formation qui maille largement les territoires, les organisations pédagogiques dites « en mixité de publics » apparaissent comme une solution à développer : il s’agit d’intégrer des apprentis dans les classes, aux côtés d’élèves de l’enseignement professionnel, et de les conduire à la réussite.  
Les résultats que nous mesurons démontrent que les équipes éducatives, en respectant certaines conditions d’organisation, peuvent maîtriser les calendriers d’alternance différents, les statuts différents, et les transformer en avantages pour tous.
Les uns, embauchés par leur entreprise, vivent leur alternance d’apprentis ; les autres, scolaires, vivent leur alternance de stages.
Tous préparent les mêmes examens en s’appuyant sur un réseau d’établissements scolaires fin, au plus près des entreprises en territoires.
En cas de rupture de contrat d’apprentissage, l’apprenti reste dans le même groupe classe. Il devient élève, et peut ainsi terminer son parcours.

L’État s’engage à créer les conditions propices au développement de l’apprentissage en construisant le système le plus efficient de rapprochement de l’offre et de la demande. Pôle emploi étant l’acteur central en la matière, l’interfaçage des différentes bourses existantes avec son site internet apparait comme une étape nécessaire pour assurer la lisibilité de l’offre.

Par ailleurs, la collaboration directe entre les acteurs de l’emploi (Pôle emploi, missions locales et Cap emploi) et les CFA au plus près du terrain, doit encore s’approfondir afin de fluidifier les parcours et permettre à chaque jeune de trouver une entreprise, mais aussi aux entreprises et maîtres d’apprentissage de trouver les apprentis dont ils ont besoin.
L’année dernière, des réunions partenariales ont été organisées en amont des campagnes d’apprentissage : cette pratique pourrait, de notre point de vue, être réitérée en trouvant des marges d’amélioration.

Les acteurs de l’emploi devront également intégrer plus encore l’apprentissage, en sa qualité d’excellent outil d’insertion, dans l’éventail des solutions offertes aux usagers et aux entreprises qu’ils rencontrent.

L’État s’engage à créer les conditions propices au développement de l’apprentissage en levant les freins dits « périphériques » : la mobilité et l’hébergement notamment.

A ce titre, nous soutenons l’installation d’un guichet « agile » en matière d’hébergement, connaissant l’offre disponible et répondant aux jeunes et aux entreprises en prenant en compte leur demande.
Par ailleurs, nous souhaitons ouvrir un chantier avec la Caisse nationale d’assurance familiale, afin que l’aide personnalisée au logement réponde à la contrainte rencontrée par certains jeunes de devoir payer pour deux logements : un à proximité du lieu de formation et un autre à proximité de l’entreprise.

Enfin, l’amélioration de la communication aux entreprises est un point à considérer avec attention.
Nous avons en particulier déjà construit un document commun avec le conseil régional sur les aides disponibles : il conviendrait désormais d’en automatiser sa diffusion aux entreprises qui enregistrent leurs contrats.

Je souhaite enfin rappeler que les services de l’État assurent des fonctions régaliennes sur le champ de l’apprentissage :
-    L’inspection du travail est notamment en charge d’assurer les conditions de sécurité des jeunes apprentis.
-    Les services académiques d’inspection de l’apprentissage et les corps d’inspection pédagogiques accompagnent quant à eux les CFA dans la qualité de la pédagogie mise en œuvre, autant dans le centre de formation qu’en entreprise.

Au total, au travers ces missions, je veux souligner que l’État est garant d’un apprentissage de qualité, respectueux des personnes et des lois, capable de développer l’ambition pour chaque jeune de devenir professionnel et citoyen.

En conclusion de l’ensemble de ce qui vient d’être dit :
Vous pouvez constater que l’État est impliqué dans une démarche en faveur du développement de l’apprentissage.
Il faudra aller plus loin, ensemble.

Je veux dire aux partenaires, et en particulier au conseil régional, et également aux jeunes et aux entreprises ici présents : vous pourrez toujours compter sur la complète mobilisation de toutes nos équipes, pour participer au développement d’un apprentissage répondant aux besoins de tous.

 
Françoise Moulin Civil, rectrice de la région académique Auvergne-Rhône-Alpes,
rectrice de l’académie de Lyon, chancelière des Universités


* La signature de cette convention en septembre 2015 a constitué une étape supplémentaire pour renforcer l’apprentissage sur les territoires. Elle a défini un cadre d’actions concerté au niveau territorial entre l’Etat, la Région et ses partenaires :  Les académies de Lyon et Grenoble, la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt, l’union régionale des missions locales, la chambre régionale de métiers et de l’artisanat, la chambre régionale de commerce et d’industrie, la chambre régionale d’agriculture, Pôle emploi, l’union régionale des missions locales de Rhône-Alpes, l’AGETERA Rhône-Alpes CHEOPS, l’AGEFIPH.
** En savoir plus sur le parcours Avenir
*** AGEFIPH : Association de gestion du fonds pour l'insertion des personnes handicapées
 

A consulter : Se former par l'apprentissage

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