Éducation au numérique

partager cette page

Utilisation des TBI (tableau interactif numérique) à l'école : l'exemple de l'école Makarenko à Vaulx-en-Velin
Éducation au numérique  - 31/10/2016

Un TBI (tableau blanc interactif, ou encore tableau numérique interactif) est un tableau blanc spécial qui interprète et modifie en direct une image numérique projetée par le biais d’un vidéoprojecteur relié à un ordinateur. En touchant l’image sur le tableau avec un stylet ad hoc (ou même avec un doigt), les utilisateurs interagissent avec l’ordinateur comme s’ils pointaient avec une souris).

A l’Ecole, le TBI a de multiples fonctions : il permet d’afficher avec une grande qualité les supports de travail des élèves ou encore de présenter rapidement une ressource pour répondre aux questionnements des élèves. D’autres activités sont ensuite conduites à leur table avec d’autres types de documents, permettant de réutiliser le tableau interactif quand cela est nécessaire.

A l’école Makarenko B de Vaulx-en-Velin, Monsieur Lazzerini, professeur dans une classe de CE1-CE2 utilise régulièrement le tableau blanc interactif, installé par la ville.

En octobre 2016, une séquence de travail avec le TBI a porté sur la course du Vendée Globe. Les élèves ont été regroupés devant le tableau interactif. Après un temps d’échanges sur une photo du port des Sables d’Olonne, ils ont pris en main le tableau pour lancer plusieurs fonctionnalités : écoute de phrases, tracé d’un itinéraire, placer des objets sur une carte, écriture...

Questions à Monsieur Lazzerini, professeur des écoles

Pourquoi choisir d’enseigner avec un tableau blanc interactif (TBI) ?

Le choix d’utiliser un TBI tient principalement à trois avantages :

- projeter des documents de qualité et de taille adaptée pour chaque élève permet une bonne vision des documents. Le TBI facilite la projection de plusieurs documents les uns après les autres, et permet de revenir sur un document présenté quelques minutes avant.

- pouvoir interagir sur les documents et faire interagir les élèves ;

- garder facilement  la trace des travaux des élèves et les projeter rapidement.

Comment s’organisent des séances avec un TBI ?
Il faut varier les utilisations, les temps d’usages et les modalités. Le TBI sert d’affichage pour un travail collectif en cours ou fini, sur des activités ritualisées, sur des temps de regroupement pour des échanges en groupe-classe....
En quoi cela facilite-t-il vos enseignements ?

Cela facilite la préparation des séances avec un gain sur la préparation des supports. Lors de la conduite de séance, on peut rapidement réagir aux questionnements des élèves en cherchant en direct des informations sur internet. Il est par ailleurs plus facile de gérer différents affichages qu’avec un tableau classique.

Le TBI permet également une bonne réactivité pour répondre à un questionnement, rendre concret certaines idées ou représentations des élèves.

La présence d’un TBI interroge l’organisation de la classe, non pas pour trouver une place à l’objet mais pour rendre plus interactif son usage et la complémentarité avec les autres supports de la classe que sont les affichages, les cartes, les documents des élèves. Il reste bien entendu important de varier les supports, le TBI n’est pas l’unique objet pour rendre concret les savoirs.

Partagez-vous vos pratiques avec d’autres collègues ?
Le TBI est arrivé à la rentrée dans toutes les classes. Nous avons une formation d’équipe encadrée par le RDRI, équipe des conseillers au numérique pour le premier degré. Cette formation s’étale sur l’année et nous permettra de partager des ressources et des activités.
En quoi cela facilite les apprentissages ?

Les élèves ont une attention plus importante. Au début, on pense que la nouveauté de l’objet est responsable de cette attraction et que cela passe. Néanmoins, on se rend compte que l’attention reste forte car la qualité de projection, les possibilités d’interaction, la facilité de basculer d’un document à un autre créent une dynamique qui maintient l’attention et l’action de l’élève. Il y a un investissement plus important pour agir, montrer, s’essayer. Les élèves sont plus rassurés de tester des choses, et ne voient pas l’erreur comme une sanction

Cela permet d’être plus explicite sur les attentes, les consignes. On peut montrer plus précisément ce que l’on attend d’eux.

Comment est perçu ce nouveau support d’enseignement par les parents ?
Les parents ont facilement accepté ce nouvel outil. Au départ, il était vu comme une nouveauté, un peu comme pour mes élèves. Aujourd’hui, on sent bien que pour les parents, c’est un outil ordinaire, normal de la classe, qu’il complète d’autres outils d’enseignement. L’enlever aujourd’hui serait bien difficile.

Questions à Monsieur Benhayoun, chargé de mission Education et Numérique à Vaulx-en-Velin

Quelle est l’engagement de la ville en matière de numérique éducatif ?

Engagée depuis la rentrée scolaire 2014, dans le cadre d’un Projet Educatif de Territoire, la Ville de Vaulx-en-Velin s’attache à faire converger l’ensemble des ressources locales au service d’une continuité éducative entre les différents temps des jeunes vaudais.

La démarche partenariale amorcée avec les acteurs institutionnels et locaux vise à favoriser la mise en cohérence des contenus et des interventions de chacun des acteurs de la communauté éducative mais également le partage d’outils.

C’est la raison pour laquelle la municipalité a initié, un plan d’équipement numérique ambitieux à l’intention des établissements du premier degré destiné aux usages scolaires et périscolaires. La mise en oeuvre du plan numérique se fait en partenariat étroit avec les inspecteurs de l’éducation nationale, le conseiller au numérique et les directions d'écoles. En effet, il ne s'agit pas « d'équiper pour équiper » mais bien de doter les établissements du territoire d'outils au service d'objectifs partagés.

Comment se met en place le partenariat entre les différents acteurs ?

Le pilotage de ce dispositif (organisation, évaluation...) est assuré par la commune via un comité de pilotage associant les directions d'écoles et les services de la ville concernés.

Ainsi, chaque phase de déploiement est immédiatement suivie d'une proposition de formation à la prise en main proposée par la commune via son prestataire. Par la suite, les circonscriptions ont organisé les formations pédagogiques nécessaires sur les écoles concernées.

Questions à Madame Bonnet, inspectrice de l’Education nationale et Monsieur Chemin, conseiller au numériques

Comment l’éducation nationale accompagne ce projet ?
Avec l’accélération de la dotation en matériel numérique de l’ensemble des écoles de la commune de Vaulx-en-Velin, la formation des enseignants est au centre des préoccupations de l’équipe de circonscription.
En effet, il importe d’accompagner les professeurs des écoles dans la prise en main technique, mais surtout pédagogique de ces outils.
L’appropriation de cette nouvelle technologie contribue à dynamiser l’enseignement des disciplines par une utilisation variée et des activités diverses visant à potentialiser les apprentissages des élèves.
Grâce à une préparation bien anticipée, ceux-ci sont rendus plus dynamiques et plus attractifs. Chaque élève se sent plus impliqué, concerné et sa motivation s’en trouve accrue.
Comment se déroule la formation des enseignants ?
Cela se traduit par la mise en place de formations hybrides, pilotées par les Inspecteurs de circonscription, Madame Bonnet et Monsieur Séguy. Concrètement, les écoles équipées bénéficient d'heures de formation, menées en présentiel avec des animations pédagogiques, et à distance par l'utilisation de la plateforme nationale dédiée, Magistère.
C'est le conseiller au numérique éducatif des circonscriptions qui les encadre et propose un suivi sur site, mêlant moments de travail durant le temps scolaire et hors temps scolaire.



Consulter 
les actualités du numérique

partager cette page