Les élèves de Première A du Lycée Colbert commémorent la Bataille de Verdun

Les élèves de Première A se sont rendus place Carnot pour commémorer le début de la bataille de Verdun, qui s’est déroulée du 21 février au 18 décembre 1916. Ils ont rendu hommage aux soldats morts et blessés durant cette bataille, aux victimes civiles aussi.

Paroles des élèves de la classe de Première A, du lycée Colbert :

Le peintre Fernand LÉGER qui a combattu à Verdun disait de la guerre : "Il n'y a pas plus cubiste qu'une guerre comme celle-là qui te divise plus ou moins proprement un bonhomme en plusieurs morceaux et qui l'envoie aux quatre points cardinaux …". Verdun, la mère des batailles, a duré 10 mois, du 21 février au 18 décembre 1916.
C'est une bataille sans précédent et d'une très grande ampleur puisque environ 400 000 soldats sont blessés et 300 000 soldats sont malheureusement morts. Des chiffres poignants et déchirants.

Aujourd'hui, nous pensons à François MÉTAIRIE, né le 13 mars 1885 à Chavroches et mort à Verdun le 31 mai 1916, il était chauffeur, il avait  31 ans.

Aujourd'hui, nous pensons à Louis PIERRE, né le 28 avril 1883, à Saint-André-d'Apchon, qui est blessé à deux reprises à Verdun, et survit miraculeusement… Mais il finit par mourir le 11 août 1918 dans une ambulance, dans la Meuse. Il était cultivateur, il avait 35 ans.

Aujourd'hui, nous pensons à ces centaines de milliers de soldats, d'un côté ou de l'autre de la ligne de front.

Les Allemands ont l’ambition d’épuiser l’armée française. Ils lancent une grande offensive qui sera un échec cuisant et dont le bilan sera tragique pour les deux camps. Les conditions étaient terribles, l'essor industriel et les progrès techniques ont provoqué des atrocités. Le froid, la pluie, la boue, les tirs d'obus... la mort était reine. « Cette guerre est ignoble (…) Je suis écoeuré, saoul d’horreur » écrivait Maurice GENEVOIX.

Nous ne devons jamais oublier ce qui s’est joué à Verdun, ni ceux qui y ont laissé leur vie. Cette bataille est restée dans l’Histoire. Derrière les chiffres, il y avait des hommes, des espoirs brisés, des familles marquées à jamais. Se souvenir d’eux, c’est reconnaître leur sacrifice et porter leur mémoire au-delà du temps. Nous ne devons jamais oublier le prix de cette bataille, ni les vies brisées sur ces terres meurtries. Verdun reste un symbole de courage, de sacrifice et de mémoire. Honorer ces hommes, c’est se souvenir de leur engagement et transmettre leur histoire aux générations futures. Que leur sacrifice nous inspire à œuvrer pour la paix, afin que de telles horreurs ne se répètent jamais.

Mise à jour : mars 2025