16ème Biennale de Lyon, du 14 sept au 31 déc 2022

Créée en 1991, la Biennale de Lyon s’affirme aujourd’hui, après plus de trente années d’existence, comme la plus importante manifestation en France consacrée à l’art contemporain.

Depuis plusieurs éditions de la Biennale d’art contemporain de Lyon, la DAAC de Lyon et de Grenoble en lien avec les équipes de médiateurs de de la Biennale produisaient ensemble un dossier de ressources pédagogiques. Nous avons souhaité pour cette nouvelle édition 2022 faire évoluer notre proposition pour qu’elle soit davantage en phase avec nos besoins, nos attendus et nos désirs. Cette plateforme héberge les contributions des professeurs relais des académies de Lyon, Grenoble et Clermont-Ferrand, des médiateurs de la Biennale et des retours d’expériences ou des contributions de collègues.

Loin de se présenter comme une somme de recherches et documentation pédagogique à la seule destination des enseignants, les ressources produites (textes, articles, vidéo, son, images…) seront accessibles à tous. S’appuyant sur les programmes des enseignements artistiques et d’éducation artistique et culturelle, l’outil se veut être un espace de réflexion ouvert, dynamique et participatif…comme les formes d’art présentées dans cette Biennale. Les textes de nature différente (analyse d’œuvre, essai, réflexion esthétique, histoire des arts…) viennent se mêler, se croiser, s’entrecroiser pour tisser une toile dense de propos vivants et éclairants à partir des œuvres de cette biennale.

L’équipe de rédaction est composée d’enseignants, des professeurs relais, des chargés de mission des DAAC, des médiateurs de la Biennale et de tous ceux qui voudront bien participer à cette entreprise. Cette plateforme a vocation à dépasser la durée de la Biennale pour devenir un espace de concertation et de construction de discours sur l’art, plus précisément la création contemporaine par ceux qui le vivent et le transmettent. Elle travaille également à promouvoir la tâche délicate de la transmission et à conforter la place de l’éducation artistique et culturelle dans notre quotidien.

Je vous souhaite la bienvenue sur cette plateforme et vous invite à partager notre aventure !

Valérie PERRIN
Déléguée Académique aux Arts et à la Culture de l'académie de Lyon

 

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manifesto of fragility

Les artistes

Les artistes participant à la 16e Biennale de Lyon proposent une diversité d’approches du thème de la fragilité, avec leurs façons très personnelles de comprendre un état d’incertitude global. La Biennale fait appel à des artistes de différentes nationalités, les invitant à créer une mosaïque de récits nuancés, éclairant ainsi les moments de résilience face aux bouleversements sociétaux, politiques et environnementaux. Les artistes réuni·e·s pour cette Biennale incarnent différentes facettes de la fragilité, parfois par le sujet abordé, parfois par le médium utilisé. Ce que leur travail a en commun, c’est le potentiel de nourrir notre réflexion pour générer des voies de résistance.

Voir le catalogue complet des artistes invités

 

Mohamad Abdouni

Né en 1989 à Beyrouth, Liban. Vit entre Beyrouth et Istanbul, Turquie.

À travers des photographies, des publications et des films, Mohamad Abdouni s’intéresse aux moments d’intimité avec les sujets qu’il rencontre, et qui évoluent vers des formes narratives plurielles. Son journal photographique collaboratif, Cold Cuts, reconnu comme la première publication consacrée aux cultures queer du Moyen-Orient, documente et soutient les manifestations locales des identités et des communautés queer qui diffèrent fondamentalement de leurs homologues régionaux et occidentaux en termes d’expression de la diversité queer, de développements culturels et de programmes politiques. Les œuvres de l’artiste constituent des archives sur les racines des identités queer arabes, en particulier celles des histoires et des expériences des femmes trans. Dans des portraits et des rencontres individuelles, les sujets d’Abdouni racontent des histoires de résilience, de passion et de vitalité.

Gabriel Abrantes

Né en 1984 en Caroline du Nord, États-Unis. Vit à Lisbonne, Portugal

Gabriel Abrantes utilise la narration comme un outil d’exploration des modes de médiation technologique liés à nos relations humaines et à la compréhension de nos émotions.
Dans ses films et autres formes narratives, l’artiste introduit des scénarios radicaux mais plausibles, dans le confort de situations immédiatement familières comme un moyen de réconcilier un présent en constante évolution avec un avenir enchanté où la nature, les humains et tous les autres organismes sensibles existent dans une harmonieuse synergie. Abrantes fait appel à l’humour et aux schémas narratifs des films d’animation et des livres illustrés pour enfants afin d’interroger les histoires, les traditions et les souvenirs interculturels, et ainsi susciter une résonance émotionnelle qui stimule la curiosité et l’émerveillement. (Lauréat du Grand Prix de la Semaine de la Critique du Festival de Cannes en 2018)

Amina Agueznay

Née en 1963 à Casablanca, Maroc. Vit et travaille à Marrakech, Maroc.

Venue à l’art après une formation en architecture et en joaillerie, Amina Agueznay développe des installations sculpturales en étroite collaboration avec des artisan.e.s traditionnel·le·s. Les œuvres d’Agueznay sont le résultat des relations et des dialogues qu’elle entretient avec ses collaborateurs et collaboratrices : des artisan·e·s qualifié·e·s tel·le·s que des tisserand·e·s, des menuisier·e·s, des orfèvres et des maroquinier·e·s, notamment des femmes, dont l’expertise particulière en matière d’artisanat ancestral façonne le processus de travail et l’œuvre finale. La création de nouveaux réseaux de partage de connaissances est un aspect important de son travail, tout comme la transmission, la préservation et la perpétuation des pratiques qu’elle déploie dans ses œuvres élaborées en laine, perles et autres matériaux locaux. Entremêlant diverses techniques régionales, historiques et contemporaines, les œuvres d’Agueznay démontrent les voies de la résilience collective.

Rémie Akl

Née en 1991 à Aïn el-Remmaneh, Liban. Vit à Aïn el-Remmaneh

Dans ses œuvres vidéo, ses chansons et ses discours, Remie Akl fait de sa voix un instrument de changement à travers des créations qui croisent les genres et les médiums.
Elle déconstruit et expose sans détour et avec précision une longue liste de maux qui rongent la société, avec en tête l’oppression des femmes et les dysfonctionnements politiques. Dans ses vidéos et ses performances, les mots de l’artiste, clairement prononcés et superposés à la musique, à l’imagerie et au mouvement, exigent d’être non seulement entendus, mais aussi vus, ressentis et retenus. Faisant référence et adoptant des stratégies issues des réseaux sociaux et des clips de musique pop, le travail de Remie Akl est un puissant appel à l’autonomisation et l’émancipation de la jeunesse arabe, qui refuse de rester en marge de l’écriture de son avenir.

 

Mohammed Al Faraj

Né en 1993 à Al-Hassa, Arabie Saoudite. Vit à Al-Hassa.

Mohammed Al Faraj conçoit des installations multimédias à partir de sources fictives et non fictives qui analysent avec poésie les problématiques sociales et environnementales contemporaines. Par des assemblage de séquences d’actualités extraites de sources d’information plus ou moins fiables et de prises de vue originales qu’il réalise souvent dans sa ville natale d’Al Hassa, Al Faraj expose les hypocrisies et les injustices flagrantes de la perception publique vis-à-vis de sujets tels que la préservation écologique et la citoyenneté, ainsi que le rôle des médias dans notre désensibilisation face à ces contradictions. En collaborant avec d’autres artistes et activistes de la région, Al Faraj participe à une production visuelle et narrative multidimensionnelle qui documente les changements et les tensions entre les environnements urbains et non développés, et interroge les possibilités de coexistence entre humanité et nature.

Historique

Depuis 2011

Mise à jour : mars 2022

« Les Festivals internationaux de Lyon et de Rhône-Alpes » naquirent de la fusion en 1985 de deux associations : l’une créée en 1979 pour organiser « Le festival Hector Berlioz », l’autre fondée en 1984 pour porter « La Biennale de la Danse », nouveau festival imaginé par Guy Darmet, alors directeur de la jeune Maison de la Danse. Les festivals de Danse et de Musique fonctionnent en alternance, jusqu’à l’arrêt du festival Berlioz à la fin des années 80. Une éphémère Biennale de Musique française est créée, puis disparaît et laisse place en 1991 à la toute nouvelle Biennale d’art contemporain, initiée par le Directeur du futur Musée d’art contemporain Thierry Raspail. Celle-ci devient le grand événement national en matière d’art contemporain et succède à ce titre à la Biennale de Paris, créée par André Malraux en 1959 et disparue en 1985.

Depuis 1991, l’association fonctionne selon le modèle actuel, avec une alternance de l’événement Danse les années paires, et de l’événement Art les années impaires. Elle a pris en 2011 l’appellation « La Biennale de Lyon ». La Biennale de Lyon est une entreprise culturelle, qui conçoit, produit et organise alternativement deux grands événements internationaux : la Biennale de la danse les années paires et la Biennale d’art contemporain les années impaires. À ce titre, elle en assure les fonctions support, la promotion, le développement et en diffuse les valeurs. La Direction Générale de l’association a été confiée, dès son origine et jusqu’en 1999, à Henri Destezet, qui préside à la naissance des deux événements et à leur stabilisation, et depuis, à Sylvie Burgat, qui professionnalise et développe fortement l’ensemble.

test actus

Mise à jour : mars 2022

Une biennale d’art contemporain est un phénomène culturel de grande importance, notamment par rapport à son impact sur la scène artistique contemporaine.

Appel à projets EAC - Saisie

Mise à jour : mai 2022

La campagne d’appel à projet pour l’année scolaire 2022-2023 début le 1er avril 2022 et sera close le 17 juin.